Dans un secteur longtemps associé à l’exclusivité et à l’excellence artisanale, Kering redéfinit aujourd’hui les contours du luxe en y intégrant une exigence environnementale et éthique sans précédent. Le groupe s’impose comme un pionnier en développant des outils innovants pour mesurer, comprendre et réduire son empreinte écologique, tout en orientant ses décisions stratégiques vers un modèle durable.
Une transformation en profondeur du modèle de luxe
Au cœur de cette démarche se trouve une ambition claire : concilier création, performance et responsabilité. Kering déploie ainsi des approches fondées sur l’utilisation de matières premières durables, la préservation de la biodiversité et le respect des standards les plus élevés en matière de santé, de sécurité et de bien-être animal. Cette vision globale redéfinit les codes du luxe contemporain, désormais indissociable des enjeux environnementaux.
Réduire l’empreinte environnementale
Le groupe promeut un « design durable », qui vise à réduire l’impact environnemental de chaque produit à toutes les étapes de son cycle de vie : de l’approvisionnement en matières premières jusqu’à la distribution. L’un des outils phares de cette stratégie est l’EP&L (Environmental Profit and Loss), une méthodologie innovante permettant de quantifier en valeur monétaire l’empreinte environnementale de l’ensemble de la chaîne d’approvisionnement.
Kering s’est fixé des objectifs particulièrement ambitieux : réduire de 40 % son EP&L d’ici 2025 et diminuer de 50 % ses émissions de CO₂ sur les scopes 1 à 3 du Greenhouse Gas Protocol. Parallèlement, le groupe s’est engagé dès 2019 à atteindre la neutralité carbone, en compensant l’intégralité de ses émissions de gaz à effet de serre, tout en poursuivant des efforts constants pour les éviter et les réduire en amont.
Des initiatives concrètes, telles que le programme Clean by Design, illustrent cette volonté d’action. Grâce à des audits menés dans des usines textiles partenaires, Kering améliore l’efficacité énergétique, réduit la consommation de ressources et diminue significativement les émissions de CO₂.
Convaincu que la durabilité commence dès l’origine des matières, Kering concentre ses efforts sur une chaîne d’approvisionnement entièrement maîtrisée. L’objectif est clair : atteindre 100 % de transparence d’ici 2025. Cette démarche vise à renforcer la traçabilité des matières premières et à privilégier des sources responsables et contrôlées.
Dans cette logique, le groupe exige également que l’ensemble de ses fournisseurs respecte des critères stricts en matière d’environnement, de conditions de travail, d’utilisation des produits chimiques et de bien-être animal. Une exigence qui témoigne d’une volonté d’influence positive sur l’ensemble de l’écosystème du luxe.
Biodiversité : Protéger, restaurer, transformer
Au-delà de la réduction de son empreinte, Kering s’engage activement dans la protection et la restauration des écosystèmes naturels. Sa stratégie biodiversité repose sur quatre piliers structurants : éviter, réduire, restaurer et régénérer, transformer. Cette approche holistique vise non seulement à limiter les impacts négatifs, mais aussi à générer un impact positif durable sur les ressources naturelles.
En intégrant pleinement les enjeux environnementaux à sa stratégie, Kering s’impose comme un acteur de référence dans la transformation du secteur. Plus qu’une tendance, le luxe durable devient ici un véritable levier d’innovation et de compétitivité.
À travers ses engagements, le groupe démontre qu’excellence et responsabilité peuvent coexister — et même se renforcer — pour façonner un avenir où le luxe rime avec conscience.
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