Avec leur collection printemps-été 2027, Jack McCollough et Lazaro Hernandez réinventent le vestiaire Loewe en mêlant sportswear américain, influences baroques espagnoles et savoir-faire maroquinier. Une vision du luxe contemporain où l’expérimentation des matières, l’audace chromatique et la liberté du mouvement redessinent les contours du quotidien.
Loewe, entre pragmatisme américain et extravagance espagnole
Chez Loewe, le printemps-été 2027 s’écrit dans le contraste. Sous l’impulsion de Jack McCollough et Lazaro Hernandez, le color block rencontre le baroque hispanique, tandis que la fonctionnalité du vestiaire américain se confronte à une esthétique plus théâtrale. De cette tension naît une silhouette libre, expressive et profondément contemporaine, pensée pour accompagner le mouvement plutôt que le contraindre.
Les directeurs artistiques puisent dans leurs références personnelles pour détourner les archétypes du quotidien. Les polos se portent à l’envers, les maillots de basket se métamorphosent en nuisettes de chiffon bordées de franges perlées et les anoraks en soie s’invitent directement sur la peau. Les cols aux reflets miroitants dialoguent avec les lunettes de soleil, brouillant les frontières entre vêtement, accessoire et objet de design.
Une palette chromatique entre éclat et patine
L’identité visuelle de la maison espagnole s’exprime à travers une palette qui oscille entre couleurs saturées, nuances patinées et dégradés subtils. Les contrastes francs insufflent une énergie graphique aux silhouettes, tandis que les tonalités plus sourdes évoquent la richesse des matières et la mémoire des objets.
Le baroque s’infiltre dans les détails : ornements sculpturaux, volumes qui semblent éclore autour de la taille, foulards en satin intégrés aux pantalons d’inspiration traditionnelle. Les broderies perlées et les jeux de texture apportent une dimension tactile à des silhouettes qui revendiquent autant la sophistication que l’instinct.
Le patrimoine Loewe réinterprété
Cette collection explore également les archives de la maison à travers un regard neuf. Le sac Pasito et le Puzzle Charm enrichissent le répertoire de la maroquinerie Loewe, tandis qu’un blouson en daim fait écho à la première pièce de prêt-à-porter créée par la maison en 1960. Les cravates en soie convoquent, elles aussi, la mémoire de la marque et ses références espagnoles.
Le cuir nappa, matière emblématique de Loewe, se prête à de nouvelles constructions et dessine des mini-robes trapèze aux lignes sculpturales. Le savoir-faire artisanal ne se contente pas de préserver un héritage : il devient un terrain d’expérimentation, au service de formes inattendues et d’une sensualité renouvelée.
Un vestiaire estival pensé pour le mouvement
À mesure que la collection se déploie, les silhouettes gagnent en légèreté. Vestes rayées, chemises amples et robes brodées de perles composent un vestiaire estival où la matière accompagne les gestes et épouse les corps. Les accessoires prolongent cette recherche d’équilibre entre fonctionnalité et singularité.
Plus qu’une simple réinterprétation des codes de la maison, cette proposition affirme une conception personnelle du luxe. Chez Loewe, les vêtements ne figent pas une allure : ils évoluent avec celle ou celui qui les porte. Une manière de faire dialoguer héritage, expérimentation et individualité, jusqu’à transformer chaque silhouette en récit intime.
Sources éditoriales
- FashionUnited — Loewe : du retour de la cravateau nouveau sac Pasito . Une sourcefrancophone consacrée aux pièces du défilé, auxmatières et aux accessoires.
- Who What Wear — The New Loewe Language .Une analyse des influences américaines etespagnoles ainsi que des détails stylistiques de lacollection.
- BTB Digital — Loewe SS27 Show Report . Uncompte rendu du défilé abordant le sportswearaméricain, les couleurs et les références aupatrimoine de la maison.