C’est à quelques pas du cœur de la prestigieuse ambiance des Champs-Élysées que nous avons eu l’honneur de rencontrer le chef Christophe Leroy, récemment à la tête de son nouvel établissement, Monsieur Bassano. Cet endroit s’annonce comme une véritable ode à la gastronomie française, où chaque plat raconte une histoire imprégnée de rencontres avec les célébrités et d’expériences culinaires enrichissantes. Aujourd’hui, dans le cadre de cette interview exclusive, le chef se livre à nous, partageant sa passion ainsi que sa vision de la cuisine.
Quelles sont vos aspirations pour Monsieur Bassano ?
La vie nous offre de nombreuses opportunités, et Paris en est un véritable épicentre.
Mon parcours se tisse autour des Champs-Élysées, à proximité du triangle d’or. En septembre dernier, une opportunité s’est présentée avec la rencontre de Jimmy De Rivière, qui gère ce club depuis sept ans. Et puis, cette rencontre m’a incité à envisager comment dynamiser cet espace. C’est ainsi que nous proposons une expérience qui s’étend du déjeuner au souper, avec des horaires d’ouverture allant de 11h30 jusqu’à 2h du matin, tous les jours.
Personnellement, je trouve regrettable que la cuisine ferme à 23 heures ; j’ai toujours eu l’habitude de dîner tard. Je pense que cette approche répond à une réelle demande parisienne.
Aussi, nous restons ouverts sept jours sur sept, centrés sur une carte autour de la viande et du poisson, dans une formule steakhouse. Nous mettons en avant de magnifiques poissons, des viandes de qualité issues d’Aquitaine et de Normandie, mes origines et le tout préparé au feu de bois.
Avez-vous un plat signature ?
Évidemment. Un de mes plats emblématiques est le gâteau de pommes de terre aux truffes, qui m’accompagne depuis de nombreuses années. J’ai également un faible pour les petites langoustines en papillote au basilic. J’apprécie tout particulièrement les viandes grillées, servies avec une sauce au poivre ou une sauce normande, qui apportent des saveurs riches et essentielles.
Pourquoi avoir choisi Paris ?
Pour moi, il y a deux destinations majeures : Paris et la Côte d’Azur. Bien que j’adore toutes les régions et leur diversité, ce sont celles où je me sens véritablement à ma place. Paris reste un lieu privilégié pour exprimer ma créativité devant une clientèle internationale. À moins de 200 mètres du restaurant, une quinzaine d’hôtels accueillent des clients habitués à l’excellence de la gastronomie. Pour moi, évoluer dans ce contexte est primordial, car cela me permet de travailler avec les meilleurs produits chaque jour. Bien que je n’aspire pas à la haute gastronomie, je m’efforce d’offrir le meilleur à mes convives avec des produits frais.
Quelle est votre spécialité en matière de plats ?
Je mettrai l’accent sur les crustacés, les légumes et les poissons, notamment avec l’arrivée du printemps. Mes recettes évoluent constamment. Après de nombreuses années dans ce métier, je m’investis dans la transmission de mon savoir-faire à mes équipes dans mes deux restaurants. Mon rôle consiste à former, communiquer et gérer efficacement.
Quelles influences avez-vous connu dans le passé ?
Mes influences gastronomiques proviennent principalement du Sud, ayant passé quatorze ans au Maroc. Je m’inspire maintenant également de la cuisine asiatique. Je privilégie une approche équilibrée, car une viande trop massive peut donner une impression de satiété avant même le déjeuner. J’admire particulièrement la manière dont les produits sont présentés dans la cuisine japonaise ; ce côté artistique, épuré et contemporain me parle énormément.
Pourriez-vous nous parler de votre deuxième établissement ? Comment décririez-vous le concept du club ?
C’est avant tout un club privé, intégrant des espaces de restauration où les convives, amis ou inconnus, peuvent se retrouver. L’objectif est que chacun se sente chez soi, propice à des échanges conviviaux autour d’une belle table, à partager un verre et à créer des liens.
Quelle expérience unique souhaitez-vous offrir à vos clients ?
Mon objectif est de créer des moments de magie et de complicité. J’ai un exemple en tête : un couple qui s’était disputé avant de venir dîner chez nous. Au fil du repas, ils ont réussi à se réconcilier, savourant chaque plat et redécouvrant leur complicité. À la fin du repas, une douceur a émergé : une petite bataille pour savoir qui allait régler l’addition, et par élégance, c’est Monsieur qui a eu ce plaisir. C’est cela, faire des gens heureux. C’était autour de 0h30, un moment calme, avec peu de monde, ce qui a permis une atmosphère intime.
Y a-t-il des événements et des collaborations en projet ?
Oui, effectivement. J’attends avec impatience l’ouverture de la terrasse, car j’ai la chance de disposer de deux établissements face à face, ce qui me permettra d’organiser une ambiance inspirée de Saint-Tropez, avec des terrasses végétalisées et une cuisine ensoleillée à partir du mois d’avril. Je prévois également une petite crêperie sur le trottoir, une idée originale qui promet d’être atypique.
Quels défis avez-vous rencontrés lors de l’ouverture ?
Les défis sont souvent les mêmes : transmettre ma passion, former mes équipes, et fédérer des gens autour d’un projet commun, même avec ceux que l’on ne connaît pas. Toutefois, le bon esprit qui règne ici est prometteur.
Comment envisagez-vous l’organisation quotidienne de votre établissement ?
Mon souhait est de déléguer la gestion tout en permettant aux managers d’opérer sans que tout tourne autour de moi. À mon âge, je privilégie la jouissance de la vie et la transmission des savoirs. L’objectif est d’offrir à nos clients une expérience mémorable, peu importe l’heure de la journée.
Avez-vous des projets d’extension concernant vos menus ?
Oui, bien sûr. Je reste à l’écoute de ma clientèle et je m’adapte à leurs envies. Nous envisageons de proposer des petits-déjeuners prolongés jusqu’à 15 heures, suivis d’une belle offre de goûters de 15 heures à 18 heures. En soirée, notre carte sera plus élaborée, s’étendant de 18 heures à 2 heures du matin.
Quels sont vos plats phares ?
Parmi mes spécialités, je souligne les langoustines, rôties au feu de bois. J’insiste sur cette méthode de cuisson, car elle apporte une profondeur de saveur. J’ai également des plats emblématiques qui, je le sais, ravissent nos clients depuis longtemps.
Pourquoi avoir choisi le nom « Monsieur Bassano » ?
La rue s’appelle Bassano, en référence aux hôtels environnants. Monsieur Bassano est un personnage marquant de l’histoire. D’ailleurs, c’est mon épouse qui a eu cette excellente idée pour le nom.
Qu’est-ce qui vous passionne dans votre métier ?
Tout me passionne : former les équipes, transmettre mes connaissances, accueillir les clients et cuisiner. Chaque aspect de ce métier est une source d’inspiration.
Avez-vous une anecdote marquante dans votre carrière ?
Il y en a tant, mais l’une des plus mémorables reste ma rencontre avec Johnny Hallyday, alors que j’étais chargé d’organiser son mariage avec Adeline. Lors de cela, j’avais préparé une soupe aux truffes. Il l’a goûtée et a décidé de m’engager immédiatement pour cet événement. Ce moment illustre comment, parfois, les circonstances créent des souvenirs inoubliables.
Concernant votre club, pensez-vous qu’il deviendra un lieu prisé par les célébrités ?
Je l’espère de tout cœur, car j’ai une réelle affection pour elles. Toutefois, je n’ai prévenu personne pour l’instant. Vous êtes d’ailleurs l’une des premières à bénéficier de cette exclusivité. Je veux me donner le temps nécessaire pour les accueillir comme il se doit, en prenant en compte leurs exigences. Tout sera mis en œuvre pour qu’ils se sentent chez eux dans mon établissement.
A tous les nostalgiques du Club Jean Castel
Certains événements ont cette force rare : ils déplacent une vie, ils vous re-dessinent de l’intérieur. Christophe Leroy s’est construit entre de grands succès et quelques angoisses, celles qui vous tiennent éveillé et finissent, un jour, par devenir une énergie. Aujourd’hui, il goûte une joie presque simple — la satisfaction nette, presque enfantine, d’avoir “réussi son examen” — en ouvrant un Établissement-Club : un SteakHouse aux viandes remarquables, et, juste à côté, un club qui rappelle, avec modestie, l’inoubliable Bar de l’Élite de Jean Castel. À ceux qui ont connu Castel, il rendra quelque chose d’essentiel : une ambiance, un parfum de nuit, cette sensation délicieuse que le temps s’étire et qu’on peut rester là “encore un verre”, jusqu’à des heures indues. On y croisera des personnages hauts en couleur — célèbres ou inconnus, mais toujours drôles, parfois brillants — et, pourquoi pas, la grâce légère de belles filles sorties d’un rêve, dignes d’un calendrier Playboy.
Albert Nahmias
En conclusion, l’établissement Monsieur Bassano, sous la direction du chef Christophe Leroy, promet d’être bien plus qu’un simple restaurant. C’est un véritable sanctuaire de la gastronomie française, où chaque plat est le fruit d’une passion riche d’expérience. Avec une ambiance unique et son engagement envers l’excellence, Monsieur Bassano s’apprête à devenir un incontournable à Paris. Alors que le chef continue de tisser des liens avec sa clientèle à travers des récits de voyages et des rencontres prestigieuses, il invite chacun à vivre une aventure culinaire gourmande.
C’est un rendez-vous à ne pas manquer pour tous les amateurs de bonne cuisine et d’émotions partagées.
Restaurant Monsieur Bassano | Bistrot chic et table d’hôte
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