Et si Karl Lagerfeld était toujours là ? Pour sa campagne automne-hiver 2026, la maison réunit Paris Hilton et un double numérique du créateur dans un jeu d’illusions aussi pop qu’irrévérencieux.
Paris Hilton n’en a pas fini avec Karl Lagerfeld. Après deux saisons de collaboration, l’icône américaine revient sous l’objectif de la maison pour l’automne-hiver 2026. Mais cette fois, elle n’est pas seule. À ses côtés apparaît Not-Karl, nouveau personnage digital à la ressemblance troublante avec le créateur disparu. Le mannequin Kit Butler complète ce casting pensé comme une rencontre entre mode, pop culture et fiction numérique.
Photographiée pour la première fois par Matt Easton, Paris Hilton poursuit le récit From Paris With Love, imaginé par Karl Lagerfeld comme un dialogue entre son identité flamboyante et les codes de la maison. Une esthétique où le glamour se teinte d’humour, où les références à la culture populaire se mêlent à l’héritage mode.
Un Karl Lagerfeld qui n’existe pas
Puis vient Not-Karl.
Impossible de ne pas reconnaître l’inspiration : une silhouette familière, une allure immédiatement identifiable, l’ombre du créateur transformée en personnage virtuel. Mais plutôt que de chercher à reproduire Karl Lagerfeld, la maison s’amuse avec son image et la fait entrer dans une nouvelle dimension.
Dans la campagne, Not-Karl apparaît derrière des écrans de télévision, comme une présence fantomatique et volontairement décalée. Paris Hilton lui fait face. Deux icônes, deux réalités, un même décor.
Le procédé est aussi ludique que symbolique. Karl Lagerfeld devient un avatar. Son image, autrefois omniprésente dans les défilés, les campagnes et les magazines, devient aujourd’hui une matière numérique.
Paris Hilton, toujours plus Karl
Le choix de Paris Hilton n’a, lui non plus, rien d’anodin. Figure de la célébrité avant l’ère des réseaux sociaux, héritière d’une culture de l’image qu’elle a contribué à façonner, elle incarne cette génération pour laquelle mode, entertainment et identité numérique ne font plus qu’un.
« Paris a apporté de l’énergie, de l’authenticité et un fort sentiment d’individualité à nos campagnes au cours des deux dernières saisons », explique Pier Paolo Righi, PDG de Karl Lagerfeld.
Avec Not-Karl, le récit prend une tournure nouvelle. La maison entend explorer les possibilités offertes par la création digitale pour réinventer sa narration, sans renoncer à ce qui constitue son ADN : l’humour, l’attitude et une certaine irrévérence.
Réinventer une icône
Depuis sa disparition, l’image de Karl Lagerfeld n’a cessé de vivre sous différentes formes. Cette fois, elle change littéralement de corps. Ou plutôt de dimension.
Avec cette campagne, Karl Lagerfeld ne cherche pas à reproduire le passé. La maison préfère jouer avec lui. Paris Hilton incarne le présent, Not-Karl le souvenir transformé en fiction, et Kit Butler complète ce triangle générationnel.
Le résultat est un peu surréaliste, très pop et parfaitement contemporain. Une campagne qui pose finalement une question très mode : que devient une icône lorsque son image peut désormais vivre au-delà de son propre corps ?
Chez Karl Lagerfeld, la réponse tient en un nom : Not-Karl.