Pour la collection Roksanda printemps-été 2027, l’art et l’architecture deviennent les deux grands langages d’une garde-robe pensée comme une œuvre en mouvement.
Formée à l’architecture, Roksanda Ilinčić entretient depuis toujours une relation privilégiée avec les volumes, les lignes et les espaces. Pour cette nouvelle saison présentée à Londres, la créatrice serbe investit le National Theatre, monument majeur de l’architecture brutaliste britannique.
Le lieu devient naturellement partie intégrante du récit.
Dans cet environnement monumental, les silhouettes Roksanda prennent une dimension sculpturale, tandis que la collection puise son inspiration dans l’univers de l’art textile et dans le travail de l’artiste suisse Françoise Grossen.
Roksanda printemps-été 2027 : une collection inspirée par l’art textile
La nouvelle collection de Roksanda s’inscrit dans une longue tradition de dialogue entre art et mode.
Pour le printemps-été 2027, la créatrice s’intéresse particulièrement au travail de Françoise Grossen, artiste textile suisse connue pour ses sculptures monumentales réalisées à partir de cordes tressées, nouées et enroulées.
Son travail devient une source d’inspiration directe pour les matières et les volumes de la collection.
Les cordes et les tressages sont traduits en détails textiles, en ornements et en structures qui viennent transformer les vêtements.
Françoise Grossen inspire les silhouettes Roksanda
L’influence de Françoise Grossen apparaît particulièrement dans les pièces du soir.
Sur certaines robes, des fils évoquent les cordes d’une harpe et se déploient autour de silhouettes structurées.
Sur une longue robe en soie coupée dans le biais, de larges tresses viennent dessiner la ligne du dos.
Ces détails donnent aux vêtements une dimension presque architecturale.
La matière n’est plus seulement décorative : elle devient structure.
Des couleurs vibrantes pour le printemps-été 2027
La palette de la collection Roksanda printemps-été 2027 privilégie des couleurs intenses et lumineuses.
Les teintes vibrantes donnent une présence particulière aux silhouettes du soir, tandis que les volumes permettent aux couleurs de devenir de véritables éléments de construction.
Cette approche est caractéristique du vocabulaire de Roksanda : la couleur participe pleinement à l’architecture du vêtement.
Les robes deviennent ainsi de véritables compositions visuelles, pensées pour évoluer avec le mouvement du corps.
L’architecture brutaliste du National Theatre
Le choix du National Theatre de Londres apporte une dimension supplémentaire à la collection.
L’architecture brutaliste du bâtiment, avec ses volumes massifs, ses surfaces minérales et ses lignes géométriques, offre un cadre particulièrement cohérent avec l’univers de Roksanda.
La créatrice, dont la formation en architecture influence profondément le travail, considère l’espace comme une composante essentielle de la mode.
Les vêtements sont ainsi conçus comme des structures mobiles.
Épaules, manches, plis et volumes créent une relation permanente entre le corps et son environnement.
Roksanda : l’art rencontre le vestiaire quotidien
La collection ne se limite toutefois pas aux silhouettes spectaculaires du soir.
Roksanda cherche également à répondre aux besoins d’une femme active tout au long de sa journée.
Les vestes en gabardine adoptent des manches sculpturales tandis que les chemises en popeline de coton privilégient une allure plus souple et décontractée.
Cette association entre architecture et fonctionnalité constitue l’un des axes essentiels de la collection.
La mode peut être spectaculaire tout en restant portable.
Des vêtements pensés pour la vraie vie
Pour Roksanda Ilinčić, la création doit accompagner la femme du matin jusqu’au soir.
Cette philosophie se retrouve dans l’équilibre de la collection.
Les volumes sculpturaux, les couleurs intenses et les détails artistiques donnent aux silhouettes une dimension théâtrale, tandis que les matières pratiques et les coupes plus décontractées permettent une utilisation quotidienne.
La créatrice construit ainsi un vestiaire qui répond à plusieurs moments de la journée.
Le vêtement devient une architecture portable, mais une architecture conçue pour vivre.
Roksanda et l’histoire de l’art
L’histoire de l’art occupe une place essentielle dans l’univers créatif de Roksanda.
Au fil des collections, la créatrice s’est intéressée à des artistes tels que Lee Krasner, Phyllida Barlow et Niki de Saint Phalle.
Pour le printemps-été 2027, Françoise Grossen rejoint cet univers de références.
Son travail apporte une nouvelle dimension tactile à la collection et permet à Roksanda d’explorer la relation entre sculpture, matière et mouvement.
Une mode sculpturale mais fonctionnelle
L’une des caractéristiques majeures de cette collection réside dans son équilibre entre expression artistique et fonctionnalité.
Les robes du soir deviennent presque des sculptures textiles.
Les vestes et les chemises, elles, s’intègrent plus naturellement au quotidien.
Cette dualité permet à Roksanda de construire une garde-robe complète, capable d’accompagner différents rythmes de vie.
La sophistication ne disparaît jamais, mais elle s’adapte aux réalités de la femme contemporaine.
Roksanda printemps-été 2027 : les tendances à retenir
La collection présentée à Londres met en avant plusieurs tendances fortes :
- les manches sculpturales ;
- les silhouettes inspirées de la sculpture ;
- les couleurs vibrantes ;
- les robes en soie coupées dans le biais ;
- les détails textiles inspirés du tressage ;
- les vestes en gabardine ;
- les chemises en popeline de coton ;
- le dialogue entre art et mode ;
- l’influence de l’architecture brutaliste ;
- une approche du luxe à la fois spectaculaire et fonctionnelle.
Roksanda : une nouvelle architecture du vêtement
Avec sa collection printemps-été 2027, Roksanda Ilinčić poursuit une réflexion profondément personnelle sur la relation entre architecture, art et mode.
Le National Theatre fournit le cadre monumental.
Françoise Grossen apporte la dimension tactile.
Les couleurs, les volumes et les matières donnent au vêtement sa dimension sculpturale.
Mais derrière cette recherche esthétique demeure une préoccupation très concrète : créer une garde-robe capable d’accompagner les femmes tout au long de leur journée.
Roksanda printemps-été 2027 transforme ainsi le vêtement en sculpture portable, sans jamais perdre de vue le mouvement, le confort et la vie quotidienne.