Avec le premier grondement du tonnerre printanier, la nature s’éveille. Les rivières reprennent leur souffle, les montagnes se parent de vert et les terres fertiles livrent leurs premiers trésors. Le printemps apporte avec lui une abondance aussi délicate que fugace : celle d’ingrédients à leur apogée, dont la fraîcheur ne se laisse capturer que quelques semaines.
Les grands gourmets le savent : au printemps, la cuisine ne consiste pas simplement à déguster un plat. Elle invite à goûter un instant, à saisir l’essence d’une saison dans toute sa vitalité.
À partir du 15 mars 2026, Four Seasons célèbre cette philosophie à travers Passages of Spring, une ode culinaire déployée dans ses restaurants chinois emblématiques de la région Asie-Pacifique. Au Jin House du Four Seasons Hotel Tianjin, le chef exécutif chinois Miao Fan signe une nouvelle carte saisonnière consacrée aux produits du printemps, travaillés au moment précis où ils expriment le mieux leur caractère.
Révéler plutôt que transformer
La cuisine du chef Miao Fan repose sur la précision, la maîtrise des cuissons et une élégance volontairement mesurée. Ici, il ne s’agit pas de masquer les ingrédients derrière une succession de techniques, mais de les révéler.
Chaque assiette devient ainsi un hommage à la nature : à ses textures, à ses parfums et à cette fraîcheur singulière qui accompagne le retour des beaux jours.
« Les ingrédients du printemps possèdent une vitalité naturelle. Les pousses de bambou sont croquantes, les légumes verts délicatement sucrés. Ces cadeaux de la nature sont éphémères et précieux. Notre responsabilité de chef est de respecter leur rythme et d’en révéler les saveurs les plus pures, afin de permettre à nos hôtes de goûter véritablement la saison. »
Cette philosophie guide une carte où chaque produit semble avoir été choisi pour raconter une facette du printemps chinois.
Le printemps dans l’assiette
Grosses crevettes de rivière rôties au basilic et au poivre noir
Spectaculaire dès l’ouverture du couvercle, cette préparation met à l’honneur de généreuses crevettes de rivière vivantes, cuites selon une méthode traditionnelle au pot en terre.
Sous l’effet de la chaleur, le basilic thaï et le poivre noir fraîchement moulu libèrent une puissance aromatique qui contraste avec la délicatesse du crustacé. La carapace, légèrement croustillante, laisse place à une chair ferme, juteuse et élastique.
Un plat franc et vibrant, presque sauvage, qui traduit avec justesse l’énergie du printemps.
Ormeau vapeur, poulet du Lingnan et légumes conservés
Avec cette création, la terre et la mer se rencontrent dans une composition d’une grande finesse.
Le chef Miao sélectionne des légumes conservés provenant de Jun’an, à Shunde, réputés pour leur texture croquante et leur profondeur gustative. Associés à un poulet tendre de style Lingnan et à de l’ormeau frais, ils sont délicatement cuits à la vapeur.
La chaleur douce permet aux légumes de diffuser progressivement leur salinité et leurs arômes. Aucun ingrédient ne cherche à dominer l’autre : tous participent à un équilibre subtil où la vapeur devient presque un vecteur de goût.
Poulet salé au Wuzhi Maotao, la racine de figuier aux cinq doigts
Inspirée du célèbre poulet Hakka cuit au sel, cette interprétation repose sur un travail minutieux autour du parfum.
Le poulet de Zhanjiang est d’abord mariné avec la racine de figuier aux cinq doigts, le Wuzhi Maotao, dont les notes évoquent délicatement la noix de coco et les plantes aromatiques. Une cuisson lente au sel concentre ensuite les sucs naturels tout en préservant la tendreté de la chair.
À la dégustation, la peau offre une texture délicatement croustillante avant de révéler une viande savoureuse, imprégnée d’un parfum végétal et légèrement herbacé.
Une cuisine de patience, où la simplicité apparente dissimule une véritable précision technique.
Soupe de canard doublement cuite, écorce de mandarine, néflier et ormeau frais
Au printemps, les bouillons occupent une place particulière dans la cuisine chinoise. Pensés comme des plats de réconfort et de restauration, ils expriment une conception de la gastronomie où le temps constitue lui-même un ingrédient.
Cette soupe claire et dorée associe du néflier du Yunnan de début de saison, apprécié pour sa douceur discrètement acidulée, à de l’écorce de mandarine de Xinhui vieillie et à du canard longuement mijoté.
Le premier contact est chaleureux et enveloppant. Puis apparaissent progressivement les notes fruitées, les accents d’agrumes et une douceur persistante.
Avec Passages of Spring, Jin House ne célèbre pas simplement l’arrivée d’une nouvelle saison : il en capture l’instant, avant qu’il ne disparaisse. Dans l’assiette, chaque ingrédient devient le témoin d’un moment précis de la nature, tandis que la précision du geste permet d’en préserver l’essence sans jamais la dénaturer. De Tianjin à Macao, du Nord au Sud de la Chine, cette célébration rappelle aussi que la cuisine est une histoire de transmission et de dialogue. Elle se nourrit des terroirs, des traditions et des savoir-faire, mais trouve sa plus belle expression lorsqu’elle sait laisser une place à la créativité et à la sensibilité de ceux qui la font vivre. Au Jin House, le printemps se déguste ainsi comme une parenthèse rare : quelques semaines durant lesquelles la nature offre ce qu’elle a de plus frais, de plus délicat et de plus vivant. Une invitation à ralentir, à observer et surtout à savourer pleinement ce qui, par définition, ne durera pas.
Car la véritable élégance d’une cuisine de saison réside peut-être dans cette capacité à nous rappeler que le goût, comme le printemps, est une émotion éphémère qu’il faut savoir saisir au bon moment.
Crédit Photos:@Four seasons hotel Tianjin
Luxury Hotel Tianjin | Heping District China | Four Seasons Hotel