Et si le prochain objet de désir Louis Vuitton se glissait dans une trousse de maquillage ? Près d’un an après son entrée remarquée dans l’univers de la beauté, la Maison parisienne dévoile sa première collaboration maquillage. Une capsule précieuse où l’héritage du Monogram rencontre l’imaginaire de deux signatures créatives intimement liées aux défilés de la Maison : Pat McGrath et Nicolas Ghesquière.
Le Monogram, autrement
Chez Louis Vuitton, les emblèmes ne cessent de changer de territoire. Après la toile, la maroquinerie et les accessoires, le Monogram investit aujourd’hui l’univers de la beauté.
Pour cette première collaboration, le motif iconique de la Maison se décline en deux interprétations chromatiques. Monogram Dune explore une gamme de tonalités nude, douces et sophistiquées. Monogram Infrarouge lui oppose une palette plus intense, graphique et contrastée.
Deux expressions d’une même idée du luxe : celle d’un objet immédiatement reconnaissable, mais suffisamment contemporain pour se réinventer.
Pat McGrath et Nicolas Ghesquière, un dialogue de longue date
La particularité de cette collection réside aussi dans son duo créatif.
D’un côté, Dame Pat McGrath, figure majeure du maquillage contemporain et Directrice de la Création Maquillage de Louis Vuitton. De l’autre, Nicolas Ghesquière, Directeur Artistique des Collections Femme, dont la vision accompagne la Maison depuis plus d’une décennie.
Leur collaboration n’a rien d’une rencontre de circonstance. Depuis de nombreuses saisons, leurs univers se croisent dans les coulisses des défilés Louis Vuitton, où maquillage, vêtements et silhouettes participent d’une même narration.
Cette collection en est le prolongement naturel.
Plutôt qu’une collaboration pensée selon les règles traditionnelles du marketing, elle s’apparente à une conversation créative poursuivie hors du podium. Une intuition transformée en objets, puis en gestes beauté.
Le maquillage Louis Vuitton devient un objet de collection
La capsule se compose de quelques essentiels : une palette de quatre fards à paupières, un baume à lèvres et un rouge à lèvres. Mais chez Louis Vuitton, le contenu compte autant que l’écrin.
Présentés dans des packagings en édition limitée, les produits empruntent au vocabulaire visuel de la Maison et donnent au maquillage une dimension presque joaillière. Le geste quotidien se transforme en rituel ; le cosmétique, en accessoire. Le rouge à lèvres devient alors plus qu’un produit de beauté. Il s’inscrit dans cette tradition chère à Louis Vuitton qui consiste à transformer les objets du quotidien en pièces désirables.
Quand la beauté rencontre l’esprit couture
L’expérience se poursuit avec une sélection d’accessoires imaginés autour du rituel beauté.
Trousses de maquillage, étuis à pinceaux et porte-feuilles matifiantes reprennent les codes du Monogram et se déclinent dans différents formats.
Cette extension de la collection n’est pas anodine. Elle révèle l’ambition de Louis Vuitton de ne pas considérer la beauté comme une simple nouvelle catégorie de produits, mais comme un univers complet, avec ses objets, ses codes et son propre langage esthétique.
Une approche qui rappelle celle de la Maison dans la mode : créer un monde plutôt qu’un produit isolé.
Louis Vuitton et le nouveau luxe cosmétique
L’arrivée de Louis Vuitton dans le maquillage a marqué une nouvelle étape dans la stratégie beauté des grandes Maisons de luxe. Dans un marché où les frontières entre mode, parfum, maquillage et accessoires deviennent de plus en plus poreuses, la Maison impose une vision particulièrement statutaire de la beauté. Avec cette première collaboration, le positionnement se précise.
Les prix, à partir de 170 euros, placent d’emblée la collection dans une catégorie ultra-premium. L’objectif n’est manifestement pas de démocratiser le maquillage Louis Vuitton, mais d’en faire une extension naturelle de son univers de luxe.
Une nouvelle signature Louis Vuitton
Il y a, dans cette collection, quelque chose de plus significatif qu’une simple capsule beauté. En faisant entrer le Monogram dans l’intimité du geste maquillage, Louis Vuitton poursuit l’une de ses obsessions les plus précieuses : transformer l’héritage en désir contemporain.
Sous l’impulsion de Pat McGrath et de Nicolas Ghesquière, le maquillage quitte ainsi le seul registre cosmétique pour rejoindre celui de la mode. Les écrins deviennent accessoires, les accessoires deviennent objets de collection, tandis que le Monogram se réinvente au contact de nouvelles textures, de nouvelles couleurs et de nouveaux usages. Une manière pour la Maison de rappeler que le luxe ne réside pas uniquement dans ce que l’on porte, mais aussi dans ce que l’on choisit de poser sur sa coiffeuse.
Avec cette première collaboration, Louis Vuitton ne signe pas seulement une nouvelle collection de maquillage : la Maison esquisse les contours d’une véritable signature beauté, où le Monogram se réinvente au contact de Pat McGrath et de Nicolas Ghesquière. Une façon de transformer le patrimoine en désir contemporain, et l’objet cosmétique en accessoire de luxe.
Après la maroquinerie, la mode et les accessoires, jusqu’où Louis Vuitton poussera-t-il demain les frontières de la beauté ?