L’automne est l’une des plus belles saisons pour découvrir l’archipel. Les températures restent agréables, la mer Méditerranée conserve la chaleur accumulée pendant l’été. Les sites emblématiques retrouvent une atmosphère plus paisible, offrant une autre lecture du patrimoine maltais. Plus contemplative, plus culturelle, plus proche de ses habitants. Voici sept bonnes raisons de s’y laisser tenter.
1. Des sites emblématiques plus paisibles
Mdina
Hors saison, les sites phares de l’archipel retrouvent une atmosphère plus paisible et se visitent avec davantage de temps. À La Valette, on parcourt les musées, les bâtiments historiques et les fortifications. À Mdina, on arpente des ruelles silencieuses au charme intemporel.
Plus loin, les temples mégalithiques de Ġgantija, à Gozo, et d’Ħaġar Qim et Mnajdra, à Malte, invitent à s’attarder sur chaque détail : la pierre calcaire qui capte la lumière dorée, les balcons en bois colorés, les cours intérieures. L’historien de l’art Guillaume Dreyfuss conseille d’assister à la première messe du matin à la co-cathédrale Saint-Jean, à La Valette. On y profite du calme avant l’arrivée des visiteurs, et l’on y admire les décors baroques et deux œuvres du Caravage.
2. Des paysages à explorer à pied, à vélo ou en kayak
Malte est réputée pour la clarté de ses eaux, et l’arrière-saison convient aux amateurs de plein air : randonnée, vélo, kayak, snorkeling, plongée. Le long des Victoria Lines, une ligne de fortifications construite par les Britanniques à la fin du XIXe siècle, on suit sur environ 12 kilomètres des reliefs et des panoramas sur la campagne.
Promontoire de Ġnejna Bay
Surnommée la « Grande Muraille de Malte », elle traverse le centre de l’île d’est en ouest. Les vallées, appelées « Wied », dévoilent un visage plus sauvage de l’archipel. Thomas Camilleri, propriétaire de la boutique Hollywood à La Valette, aime explorer le littoral en kayak, que l’on loue facilement auprès des bases nautiques. Il cite parmi ses coups de cœur la grotte de Ta’ Marija, au-delà du promontoire de Ġnejna Bay.
3. Gozo, pour décrocher
Selon Thomas Camilleri, la courte traversée en ferry suffit à donner l’impression de laisser derrière soi l’animation de Malte. Il conseille d’y passer un long week-end. Le couturier Luke Azzopardi, originaire de Victoria, recommande Wied il-Għasri, une gorge creusée dans le calcaire qui débouche sur une petite crique isolée. Il cite aussi la mer intérieure de Dwejra, un lagon abrité relié à la mer ouverte par une étroite faille. Selon lui, rien de comparable n’existe dans l’archipel.
Wied Iz Zurrieq
Parmi les autres adresses, les falaises de Ta’ Ċenċ et la crique de Mġarr ix-Xini, la station balnéaire de Marsalforn, ou le sanctuaire de Ta’ Pinu, à Għarb. Son architecture néo-romane, signée Andrea Vassallo, dialogue avec le paysage.
4. Des villages et des traditions au plus près des habitants
L’arrière-saison est propice aux rencontres. Marchés, fêtes de village et tables qui mettent à l’honneur les produits locaux permettent, selon le dossier, de vivre l’île au plus près des habitants. Thomas Camilleri aime les petits villages du sud et de l’ouest de Malte, comme Qrendi, Żurrieq ou Mqabba.
Co-Cathédrale Saint-Jean
Son plaisir : s’installer dans un club de fanfare, commander une bière et regarder vivre le village. En automne et en hiver, assure-t-il, les rues sont calmes et l’on a davantage le sentiment de découvrir le vrai visage de Malte. À Mdina, il conseille la boutique il-Lokal, qui propose des objets et des créations de talents locaux. Birgu, l’une des plus anciennes cités maritimes de Malte, s’illumine de centaines de bougies chaque octobre, lors du Birgu Fest.
5. Une gastronomie méditerranéenne à découvrir
Victoria Lines
La cuisine maltaise s’appuie sur les produits de la mer et les récoltes locales. Elle est façonnée par des influences siciliennes, arabes et britanniques. Les quatre personnalités livrent leurs adresses. À Victoria, sur l’île de Gozo, le restaurant Maldonado fait évoluer sa carte au fil des saisons, avec des produits locaux de Gozo. À La Valette, Rubino, distingué d’un Bib Michelin, propose une cuisine généreuse et authentique.
Risette, niché dans le boutique-hôtel Casa Ellul, mêle influences françaises et japonaises. À St. Julians, Salumeria Gardens est une pizzeria ouverte par les frères Max et Pablo, sans expérience préalable dans la restauration, et aujourd’hui récompensée par des distinctions internationales. À Floriana, l’hôtel Phoenicia Malta abrite le Club Bar, dont Luke Azzopardi a imaginé la carte des cocktails signatures.
6. Une scène culturelle vivante
Basilique Notre-Dame de Ta’ Pinu
L’arrière-saison bénéficie, selon le dossier, d’une programmation culturelle riche : régates, festivals, concerts, expositions et rendez-vous gastronomiques. À La Valette, le MICAS, l’unique musée d’art contemporain de Malte, fête ses deux ans en octobre 2026. Il a présenté en 2026 la première exposition individuelle européenne de l’artiste américain Reggie Burrow Hodges, avec plus de trente œuvres, dont un hommage monumental au Caravage d’environ 5 x 10 mètres. À partir du 10 octobre, il propose « A New Life Force », qui réunit des œuvres de Nathanaelle Herbelin, Kemi Onabulé et Megan Rooney. Côté édition, VisitMalta vient de dévoiler Malta Heritage, un livre d’art de luxe réalisé avec la maison Assouline.
7. Un voyage plus responsable et facile d’accès
Voyager en basse saison, c’est aussi opter pour un tourisme plus responsable, selon l’Office du tourisme. Il s’agit de privilégier les transports en commun, les traversées en ferry entre les îles, les hébergements engagés dans une démarche durable et les restaurants qui valorisent les produits locaux et de saison.
L’archipel est par ailleurs facile d’accès depuis la France. Toute l’année, KM Malta Airlines relie Malte depuis Paris-CDG, Paris-Orly et Lyon. Transavia part de Paris-Orly, Ryanair de Paris-Beauvais, Toulouse et Marseille, et EasyJet de Bâle-Mulhouse.
Informations et inspiration : VisitMalta, site officiel de l’Office du Tourisme de Malte – www.VisitMalta.com/fr