À l’heure où les grands groupes du luxe sont appelés à démontrer autant leur performance environnementale que leurs résultats financiers, Kering entend réaffirmer son statut de pionnier. Dix ans après avoir lancé sa feuille de route « Façonner le Luxe de demain », le groupe publie son rapport d’impact 2016-2025, un document qui retrace une décennie de transformation et esquisse les fondations de sa prochaine stratégie de croissance responsable.
Une nouvelle feuille de route tournée vers 2035
Plus qu’un exercice de reporting, cette publication illustre la manière dont le développement durable est devenu un levier de compétitivité pour le propriétaire de Gucci, Saint Laurent, Boucheron ou encore Balenciaga. Face à un environnement réglementaire plus exigeant, à l’évolution des attentes des consommateurs et à la pression croissante des investisseurs, Kering revendique une approche intégrée où la création de valeur économique s’articule avec les enjeux climatiques, sociaux et de gouvernance.
Dix ans d’innovations pour transformer le modèle du luxe
Au cours de cette période, le groupe a multiplié les initiatives qui ont contribué à redéfinir les standards du secteur. Dès 2021, Kering annonçait l’abandon total de la fourrure animale au sein de l’ensemble de ses Maisons, tout en développant les premiers standards dédiés au bien-être animal dans l’industrie du luxe.
Le groupe s’est également distingué par la création de son Environmental Profit & Loss (EP&L), un outil devenu une référence internationale permettant d’évaluer l’empreinte environnementale sur l’ensemble de la chaîne de valeur. Cette approche, particulièrement innovante lors de son lancement, a largement contribué à faire évoluer les méthodes de mesure de la performance extra-financière dans le secteur.
Les résultats annoncés témoignent de cette trajectoire : réduction de 34 % des émissions de gaz à effet de serre par rapport à 2022, recours à 100 % d’électricité renouvelable atteint avec trois années d’avance, traçabilité de 97 % des principales matières premières et conformité de 86 % avec les standards internes du groupe.
Au-delà de ses propres opérations, Kering affirme également son ambition de préserver les ressources naturelles. Son partenariat avec Conservation International a permis d’atteindre l’objectif de restauration d’un million d’hectares de terres agricoles selon les principes de l’agriculture régénératrice. Le lancement du Climate Fund for Nature, doté de plus de 200 millions d’euros sous gestion, illustre également cette volonté d’investir durablement dans la préservation des écosystèmes.
Une influence qui dépasse les frontières du groupe Kering
L’une des spécificités de Kering réside dans sa capacité à entraîner l’ensemble de la filière. Le groupe est à l’origine du Fashion Pact, aujourd’hui composé d’environ 150 entreprises représentant près d’un tiers de l’industrie mondiale de la mode et du textile.
Dans l’horlogerie et la joaillerie, le partenariat noué avec Cartier autour de la Watch & Jewellery Initiative 2030 rassemble désormais 88 acteurs internationaux afin d’accélérer les pratiques responsables sur l’ensemble de la chaîne de valeur.
Cette logique collaborative s’étend également à la formation. Chaires universitaires, écoles de savoir-faire, programmes internes dédiés à la durabilité, politique internationale de parentalité ou dispositifs de protection contre les violences domestiques illustrent une stratégie qui place également le capital humain au cœur de sa transformation.
L’innovation comme moteur du luxe de demain
L’autre pilier de cette stratégie repose sur l’innovation. Kering a structuré plusieurs hubs de recherche consacrés aux matériaux de nouvelle génération, à l’horlogerie et à la joaillerie, tout en collaborant avec plus de 225 start-up spécialisées dans les matériaux alternatifs, les technologies industrielles ou les solutions d’économie circulaire.
Le groupe poursuit également sa stratégie d’investissement à travers Kering Ventures, qui accompagne des entreprises développant de nouveaux modèles économiques, notamment dans la circularité. Son engagement précoce au capital de Vestiaire Collective demeure l’une des illustrations les plus marquantes de cette vision, bien avant que le marché de la seconde main ne devienne un segment stratégique pour les acteurs du luxe.
À ces investissements s’ajoutent une politique d’écoconception, des guides destinés aux équipes créatives, une charte environnementale pour les défilés ainsi que les Kering Génération Awards, destinés à soutenir les jeunes entreprises innovantes en Chine, au Japon, en Arabie saoudite et désormais dans l’univers de la joaillerie.
Ce rapport marque également la transition vers une nouvelle phase stratégique. Présentée lors du Capital Markets Day d’avril 2026, la prochaine feuille de route 2035.
À propos de Kering
Groupe de luxe mondial né d’une histoire familiale et entrepreneuriale, Kering réunit un ensemble de Maisons reconnues pour leur créativité en matière de couture et de prêt-à-porter, de maroquinerie, de joaillerie, de lunetterie et de beauté : Gucci, Saint Laurent, Bottega Veneta, Balenciaga, McQueen, Brioni, Boucheron, Pomellato, Dodo, Qeelin, Ginori 1735, ainsi que Kering Eyewear. Inspirées par leur histoire et par leur patrimoine, les Maisons du Groupe conçoivent et façonnent des produits et des expériences d’exception qui reflètent l’engagement de Kering pour l’excellence, le développement durable et la culture. Cette vision s’incarne dans la signature du Groupe : Creativity is our Legacy. Comptant 44 000 collaborateurs, Kering a réalisé un chiffre d’affaires de 14,7 milliards d’euros en 2025.
Crédit Photos: Groupe Kering
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