Au pied des montagnes de l’Azerbaïdjan, Gabala a lancé son premier Gastronomy Summit. Producteurs, chefs, institutions et presse internationale s’y sont réunis autour d’une même ambition : faire de la cuisine locale un art de recevoir, et de Gabala une destination gourmande en toutes saisons.
Il y a des lieux où l’on voyage d’abord avec les yeux, et d’autres où tout commence à table. À Gabala, dans le nord de l’Azerbaïdjan, les vergers de noyers, de noisetiers et de châtaigniers racontent une histoire de terre, de transmission et d’hospitalité. Cette histoire a désormais son rendez-vous.
La première édition du Gabala Gastronomy Summit s’est tenue au Gabala Congress Center Heydar Aliyev. Elle a été organisée par Gabala Hospitality Group, l’un des acteurs majeurs du tourisme et de l’hôtellerie en Azerbaïdjan, avec l’Azerbaijan Tourism Board comme partenaire officiel. Institutions, experts culinaires internationaux, restaurateurs, producteurs et journalistes venus de l’étranger y étaient réunis.
Pourquoi Gabala mise-t-elle sur la gastronomie ?
Parce qu’une cuisine est souvent la plus belle porte d’entrée d’un territoire. Le sommet veut faire du patrimoine culinaire de Gabala, de ses produits et de son sens de l’accueil un moteur de tourisme durable, au printemps comme en hiver.
L’enjeu dépasse l’assiette. Le tourisme gastronomique aide à diversifier une économie encore très liée au pétrole. Il rapproche l’agriculture du tourisme, ouvre de nouveaux débouchés aux producteurs et crée des emplois dans la région. L’objectif : garder sur place une plus grande part des revenus du tourisme, avec un modèle que d’autres régions pourront reprendre.7
Shebnem Ferman, présidente du conseil de surveillance de Gabala Hospitality Group, résume l’ambition : « L’objectif du Gabala Gastronomy Summit est d’attirer davantage de voyageurs à Gabala et de créer de nouvelles expériences qui leur donnent envie de rester plus longtemps et de revenir à chaque saison. » Cette démarche s’inscrit dans le Programme d’État pour le développement du tourisme 2026-2030.
Le sommet prolonge un premier geste fort. En octobre, l’initiative « Harvest Season Gabala » a réuni plus de 25 restaurants, des vergers, des agriculteurs et le marché de Gabala. Au programme : des menus de saison « de la ferme à la table » et des récoltes de fruits, de noix, de noisettes et de châtaignes avec les visiteurs. La plateforme TASTE.GABALA rassemble désormais toute cette offre en un seul endroit. Un accord avec le Centre archéologique de Gabala (Chukhur Gabala) relie aussi la gastronomie au patrimoine.
Comment séduire les gourmets du monde entier ?
La réponse est venue de trois tables rondes. La première, consacrée à l’identité culinaire, a exploré les traditions qui font Gabala et la façon de les transformer en expérience de voyage. La deuxième a parlé du chemin du produit local jusqu’à la carte des restaurants. La troisième portait sur le regard international.
Lors de ce dernier panel, Myriam Marie-France Larrière, rédactrice en chef du magazine parisien Luxury Place, a rappelé une évidence que tout grand voyageur connaît : « La presse ne cherche pas un plat, elle cherche une histoire : un visage, un lieu, une émotion — un producteur, un verger, une recette transmise de génération en génération. » Lors des dégustations parisiennes, a-t-elle raconté, le public français, qui croit connaître toutes les cuisines du monde, a « découvert une cuisine raffinée, aromatique et encore méconnue ». Les chefs de Gabala Hospitality Group l’avaient présentée du 10 au 13 septembre 2026 au Village International de la Gastronomie, à Paris.
La tradition avait aussi son ambassadeur. Lionel Strub, président Europe des Disciples Escoffier International, a donné la conférence principale du sommet, « Du patrimoine culinaire à l’excellence gastronomique ». Il y a montré comment des traditions culinaires vivantes peuvent répondre aux standards professionnels internationaux. Fondée en France en 1954 en hommage à Auguste Escoffier, l’association réunit aujourd’hui plus de 30 000 membres dans le monde.
Qu’est-ce que la Gabala Culinary Collection ?
C’est le temps fort du sommet. La collection recense les plats traditionnels qui incarnent Gabala, documente leurs recettes et les standardise pour qu’ils soient servis partout avec la même exigence.
Cinq équipes ont participé : Gabala Hospitality Group, le restaurant Udi Ojagi du village de Nij, le restaurant Gabala Khanlar, une équipe du village de Laza et une équipe de cuisinières et cuisiniers attachés à la cuisine familiale. Dix plats répartis en cinq catégories, chacun préparé par trois équipes, ont été jugés à l’aveugle par le jury.
Les recettes retenues seront adaptées par les restaurants partenaires. Tout au long de 2027, elles seront servies sous le nom « Gabala Culinary Collection », avec la même qualité d’une adresse à l’autre.
Le sommet s’est conclu par la signature de la « Gabala Gastronomy Declaration », avec Gabala Hospitality Group, l’Azerbaijan Tourism Board, le Centre d’enseignement professionnel de Gabala, le Centre de développement agraire et plusieurs hôtels, restaurants et producteurs. Azerbaijan Airlines (AZAL) et les chemins de fer azerbaïdjanais ont soutenu l’événement.
L’Association des Amis de l’Azerbaïdjan (AAA), représentée par sa déléguée générale Mirvari Fataliyeva
La participation française à ce premier sommet a également été rendue possible grâce à l’implication de l’Association des Amis de l’Azerbaïdjan (AAA), représentée par sa déléguée générale, Mirvari Fataliyeva. Dans le cadre de son engagement pour le rayonnement de la gastronomie azerbaïdjanaise en France et le développement des échanges entre les deux pays, l’AAA a notamment contribué à la venue de Myriam Marie-France Larrière, rédactrice en chef de Luxury Place, et de Lionel Strub, président Europe des Disciples Escoffier International.
Présente au sommet, Mirvari Fataliyeva a ainsi prolongé à Gabala le travail de promotion engagé depuis trois ans à Paris, notamment au Village International de la Gastronomie. Cette participation illustre l’importance des passerelles entre les professionnels, les institutions et les médias français et azerbaïdjanais pour donner à la gastronomie de Gabala une visibilité internationale.
Conclusion : Gabala, une destination à savourer
Ce premier sommet n’est pas un coup d’éclat isolé, mais une étape d’une stratégie patiente : une récolte partagée, un sommet fondateur, puis une collection de recettes. La suite est déjà écrite. En juin 2027, Gabala accueillera le 10ᵉ Forum mondial d’ONU Tourisme sur le tourisme gastronomique, et le monde entier viendra goûter ce que cette région du Caucase a de plus précieux.
Gabala ne cherche pas à imiter les grandes capitales gourmandes. Elle offre ce qui devient rare : une cuisine qui a gardé sa mémoire, des vergers où l’on cueille encore à la main, et une hospitalité qui fait du repas une rencontre. Le prochain voyage d’exception pourrait bien commencer à table.
Source : communiqué de presse « Gabala Gastronomy Summit 2026 – The country’s largest gastronomy event takes place », Gabala Hospitality Group.
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