Le dimanche 19 avril 2026, Salle Gaveau s’est parée d’une élégance toute particulière pour accueillir un événement d’exception : le concert « Traditions européennes dans la musique Géorgienne ». Une soirée à la croisée des cultures, où le raffinement parisien rencontrait l’intensité d’un patrimoine musical encore trop méconnu.
Une nuit Géorgienne d’exception dans l’écrin de la Salle Gaveau
Organisé par le Ministère de la Culture de Géorgie avec le soutien de l’Ambassade de Géorgie en France, ce concert marquait la clôture du Festival du Livre de Paris 2026. Parmi les invités de marque, la ministre de la Culture géorgienne, Tinatin Rukhadze, dont la présence soulignait l’importance diplomatique et culturelle de cette soirée.
Dès les premières notes, le public a été transporté dans un voyage musical singulier, mêlant chefs-d’œuvre de la musique classique géorgienne, compositions pour le cinéma et le théâtre. Un dialogue subtil entre traditions européennes et identité géorgienne, révélant la richesse d’un répertoire à la fois enraciné et résolument ouvert sur le monde.
Pour la première fois, l’orchestre parisien SBO a interprété un programme entièrement dédié à la musique géorgienne, sous la direction inspirée du maestro Nika Nikvashvili. Connu pour ses relectures audacieuses, ce dernier a présenté des versions orchestrales inédites, offrant aux œuvres une ampleur nouvelle, à la fois contemporaine et monumentale.
La scène réunissait également des artistes de renommée internationale : la soprano Iano Alibegashvili, à la présence magnétique, le basse Giorgi Andguladze, la violoniste Lela Mchedlidze, ainsi que le chœur de jeunes dirigé par Meko Kavtaradze. Ensemble, ils ont donné vie à une partition vibrante, où virtuosité et émotion dialoguaient avec intensité.
Plus qu’un concert, cette soirée s’est imposée comme une véritable célébration du dialogue entre les cultures. Dans l’écrin feutré de la Salle Gaveau, la musique géorgienne a révélé toute sa modernité et son ancrage européen, confirmant que la musique— au-delà des frontières — demeure l’un des langages les plus puissants pour rapprocher les peuples.
Un moment suspendu, à la fois intime et grandiose, qui inscrit Paris, le temps d’une soirée, au cœur de la scène culturelle Géorgienne contemporaine.
Concert de musique Géorgienne
Programme
Ire partie
1. Suite de l’opéra « Keto et Kote » — interprétée par l’orchestre, violon solo : Lela Mchedlidze, version orchestrale et direction : Nika Nikvashvili, compositeur : Viktor Dolidze
2. « Romance » — soprano : Iano Alibegashvili, interprétée par l’orchestre, version orchestrale et direction : Nika Nikvashvili, compositeur : Alexandre Matchavariani
3. Musique pour le cinéma et le théâtre — violon solo : Lela Mchedlidze, chœur dirigé par Meko Kavtaradze, version orchestrale et direction : Nika Nikvashvili, compositeur : Gia Kancheli
4. A cappella « Netavi gulo » — interprétée par le chœur, chef de chœur : Meko Kavtaradze, compositeur : Ioseb Kechakmadze
5. Thème de l’opéra « Lela » — violon solo : Lela Mchedlidze, version orchestrale et direction : Nika Nikvashvili, compositeur : Revaz Lagidze
6. Air de l’opéra « La Fiancée du Nord » — basse : Giorgi Andghuladze, chœur dirigé par Meko Kavtaradze, version orchestrale et direction : Nika Nikvashvili, compositeur : David Toradze
IIe partie
7. « Nocturne » — interprété par l’orchestre, version orchestrale, direction et piano : Nika Nikvashvili, compositeur : Vaja Azarashvili
8. « Tango sentimental » — violon solo : Lela Mchedlidze, orchestre, version orchestrale, direction et piano : Nika Nikvashvili, compositeur : Vaja Azarashvili
9. « Sur la piste de danse » — interprété par l’orchestre, version orchestrale, direction et piano : Nika Nikvashvili, compositeur : Vaja Azarashvili
10. « Romance » — basse : Giorgi Andghuladze, orchestre, version orchestrale, direction et piano : Nika Nikvashvili, compositeur : Revaz Gabitchvadze
11. Musique du film « Verdict » — interprétée par l’orchestre, direction et piano : Nika Nikvashvili, compositeur : Bidzina Kvernadze
12. Air de Shushanik de l’opéra « C’était en la huitième année » — soprano : Iano Alibegashvili, chœur dirigé par Meko Kavtaradze, version orchestrale, direction et piano : Nika Nikvashvili, compositeur : Bidzina Kvernadze
13. « Khoroumi » — interprété par l’orchestre, direction, piano et composition : Nika Nikvashvili
14. Kavtaradze, orchestre, version orchestrale, direction et piano : Nika Nikvashvili, compositeur : David Toradze
Final
15. « Ave Maria » — soprano : Iano Alibegashvili, direction et piano : Nika Nikvashvili, musique de Sa Sainteté Ilia II, Catholicos-Patriarche de Géorgie
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