Boiseries séculaires, lueur des bougies et grands classiques revisités : aux portes du château d’Édimbourg, The Witchery s’offre la 4e place mondiale des Travelers’ Choice 2026 et le titre de meilleur restaurant gastronomique d’Europe. Voyage dans une adresse qui tient autant du théâtre que de la table.
Numéro un en Europe, quatrième au monde
Dans le palmarès Best of the Best 2026 de Tripadvisor, The Witchery se classe 4e mondial dans la catégorie cuisine raffinée. Elle y décroche aussi la première place pour l’Europe et le Royaume-Uni, un rang conquis dès son entrée dans le classement l’an dernier et conservé cette année. Seules Buenos Aires, Singapour et Hanoï font mieux.
Une maison née un soir d’Halloween
L’histoire commence avec un pari audacieux. En 1979, le jour d’Halloween, James Thomson inaugure The Witchery avec seulement trois employés. Il n’a que 20 ans et devient le plus jeune licencié d’Écosse. À l’époque, le bâtiment tombe en ruine et la Royal Mile a mauvaise réputation.
Le succès transformera le quartier : The Witchery a joué un rôle clé dans la renaissance de la vieille ville d’Édimbourg. Aujourd’hui, l’établissement emploie plus de 70 personnes, dont 16 chefs, et son fondateur a été décoré de l’ordre de l’Empire britannique (OBE).
Cinq siècles d’histoire aux portes du château
Le décor est chargé d’histoire. La maison, construite en 1595 pour le marchand Thomas Lowthian, s’ouvre sur une ruelle traditionnelle de la Royal Mile. Occupée sans interruption depuis plus de quatre siècles, elle a notamment accueilli les réunions de l’Église d’Écosse. En face se dressait jadis le palais de Marie de Guise, mère de Marie Stuart.
Le nom de la maison rend hommage à une page sombre de l’histoire écossaise : la théâtralité voulue par James Thomson honore la mémoire des femmes accusées de sorcellerie.
Deux salles, une seule lumière : la bougie
Les convives ont le choix entre deux salles, toutes deux éclairées uniquement à la bougie. L’Original Dining Room, lambrissée de chêne du XVIe siècle, cultive le mystère. The Secret Garden, ouvert en 1989 sur l’ancienne cour d’une école voisine, séduit par son charme romantique : Andrew Lloyd Webber l’a même qualifiée de plus joli restaurant qui soit.
Plafonds peints à la main, tapisseries, décor baroque : ici, chaque dîner est une plongée dans une époque révolue.
Une carte qui célèbre les grands classiques
En écho à ce cadre historique, la carte rend hommage aux plats qui ont traversé le temps : entrecôte de bœuf écossais sauce béarnaise, omelette Arnold Bennett, homard Thermidor ou tarte Tatin aux pommes Pink Lady. S’y ajoutent le tournedos Rossini, le cerf rouge du domaine de Glenfeshie, le légendaire tartare de bœuf Angus et même un peu de haggis. En cuisine, le chef Douglas Roberts orchestre cette partition.
La cave est l’autre joyau de la maison : plus de 600 références, sélectionnées depuis plus de quarante ans et récompensées d’un AA Wine Award.
Au-delà de la table : suites et boutique
The Witchery est aussi une adresse où l’on dort. Ses neuf suites gothiques figurent régulièrement parmi les lieux de séjour les plus singuliers au monde. Pour ses 45 ans, en 2024, la maison a ouvert une boutique de luxe au 539 Castlehill, dédiée au tweed, au cachemire, à la maroquinerie et aux produits gourmands. Un passage secret y mène à une salle de dégustation cachée.
Informations pratiques
The Witchery by the Castle
352 Castlehill, Royal Mile, Édimbourg EH1 2NF (Écosse, Royaume-Uni)
Service continu de midi à 22 h 30 (dernière réservation).
À savoir : les enfants de moins de 10 ans et les groupes de plus de 6 personnes ne sont pas acceptés, afin de préserver l’atmosphère.
Sources :
• The Witchery – Dine
• The Witchery – site officiel
• The Witchery – Our History
• The Witchery – Menus à la carte
• Edinburgh News – classement 2026
• Wikipedia – The Witchery
• Wikipedia – The Witchery by the Castle
• Business Insider – James Thomson
• CityDays – The Witchery
• Edinburgh Architecture – The Witchery
Crédit Photos : @Tripadvisor
Crédit Photos : @The Witchery
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